Compétition courts-métrage – Sabrina Campos

Sabrina

© Delphine Pincet

Les histoires les plus courtes ne sont-elles pas les meilleures ? Cette année encore, le festival Cinélatino a donné la part belle au court-métrage, à travers deux programmes de courts-métrages en compétition officielle et une sélection hors compétition. 12 courts-métrages, 12 histoires, et 12 réalisateurs/trices qui nous embarquent dans des univers divers au contour. C’est au cœur d’une voiture que Sabrina Campos, réalisatrice de Salón royale, nous fait vivre une discussions entre trois copines autour d’une seule obsession, l’ex de l’une d’entre elles.

Pour son premier court-métrage, Sabrina Campos ne ménage pas les difficultés. Un plan fixe sur un format court mais magistralement maîtrisé pour que le spectateur puisse « reconstruire l’histoire de la discussion juste en écoutant parler les personnages entre eux ». Une vision partielle de l’histoire que l’auteur a souhaité mettre en avant pour traduire une sensation… « Un instant caché, que tout le monde imagine mais que personne ne voit jamais. »
Échanger les idées, partager les horizons nous plonge au cœur d’une histoire dont nous ne connaissons que trois protagonistes. Au fil de leurs conversations les profils s’étoffent pour que se dessine en nous l’imaginaire d’une soirée, d’une rupture, d’une retrouvaille. « J’aime les scènes ou il y a beaucoup de réflexion, beaucoup de points de vue et je n’imaginais qu’un court-métrage pour transmettre cette interaction »

Sans nous perdre une seule seconde, Salón royale nous plonge dans des montagnes russes émotionnelles en seulement 11 minutes. Un véritable défi pour la réalisatrice un véritable défi : « il y a peu de temps pour que le spectateur s’identifie, pour qu’il s’entende avec l’histoire. Être conditionné par le temps est bien plus difficile que de faire un long-métrage. Ce dernier support nous procure plus de temps pour que peu à peu le spectateur soit captivé par l’histoire. »

Sabrina Campos prépare actuellement son premier long métrage intitulé la cabeza bajo el agua, un nouvel exercice pour une réalisatrice qui aime à dire que le cinéma est « un moteur dans le corps qui pousse à la création ».

SEBASTIEN VERGNE

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